Les mystères douloureux du rosaire

La liste des mystères douloureux du rosaire

Les 5 mystères douloureux sont :

  1. L'agonie de Jésus
  2. La flagellation
  3. Le couronnement d'épines
  4. Le portement de croix
  5. La crucifixion

Quand prier les mystères douloureux ?

En général lors du chapelet du mardi et du vendredi (et pendant le carême, le dimanche). Sinon, quand on veut !

Pourquoi méditer les mystères douloureux ?

« Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique,
afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,
mais obtienne la vie éternelle. »
Jean 3, 16.

Les évangiles donnent une grande importance aux mystères douloureux. Ces derniers révèlent l’amour de Dieu et les contempler nous place au pied de la croix, avec Marie et Jean.

Ce n'est pas un fait divers, un être humain torturé parmi tant d'autres. C'est le point culminant de l'amour de Dieu pour chacun.

C'est la source de notre vie éternelle.

Ce que l'on fait à un petit c'est à Jésus qu'on le fait. Les souffrances que l'on porte, Jésus nous aide à les porter. Il n'y a pas de gradation dans la souffrance humaine.

On est peut-être appelé à vivre de grandes souffrances.

Ou peut-être pas.

En tous cas, fixez les yeux du cœur sur Jésus qui souffre, demandez-lui de vous enseigner la manière sainte de vivre la souffrance si vous en vivez. Car souffrir ne veut pas dire se sanctifier et la sainteté n'est pas systématiquement synonyme de souffrance.

Lors de la prière du chapelet, demandez la grâce à Dieu de transformer votre souffrance en sanctification pour vous et pour les autres. 

Les mystères douloureux : textes & méditation

Les références des textes sont indiquées en lien. Une fois que vous avez bien creusé le texte cité ici, n'hésitez pas à lire l'Évangile avant et après l'extrait pour vous imprégner du contexte. Vous varierez ainsi le contenu de votre méditation. Pas de risque de s'ennuyer.

1er MYSTÈRE DOULOUREUX : L’AGONIE DE NOTRE SEIGNEUR

Fruit du mystère : la contrition

Premier mystère douloureux : l'agonie de JésusAlors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit : « Asseyez-vous ici, pendant que je vais là-bas pour prier. » Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse. Il leur dit alors : « Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi. »

Allant un peu plus loin, il tomba face contre terre en priant, et il disait : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. » Puis il revient vers ses disciples et les trouve endormis ; il dit à Pierre : « Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller seulement une heure avec moi ? Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. »

De nouveau, il s’éloigna et pria, pour la deuxième fois ; il disait : « Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! » Revenu près des disciples, de nouveau il les trouva endormis, car leurs yeux étaient lourds de sommeil.

Les laissant, de nouveau il s’éloigna et pria pour la troisième fois, en répétant les mêmes paroles.  Alors il revient vers les disciples et leur dit : « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. Voici qu’elle est proche, l’heure où le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous ! Allons ! Voici qu’il est proche, celui qui me livre. » Mt 26, 36-46

Toutes les références :

Un point de départ possible pour la méditation :

Les disciples ont vécu des émotions fortes avec le lavement des pieds, la cène, les discours d'adieu de Jésus. Ils ont peur d'être là, car on sent une effervescence dans Jérusalem.

Mais ils s'endorment.

Jésus fait plusieurs allers-retours entre son lieu de prière seul en tête à tête avec Dieu. D'ailleurs, comment l'évangéliste a eu connaissance de ces paroles dites à Dieu par Jésus ? Entre chaque aller-retour ? C'est peu probable. Certainement après la résurrection quand il a été à leur côté pendant quelques jours.

Voyez cette souffrance, cette angoisse, cette solitude que vit Jésus.

Il sait. Et il dit "Oui". 

2e MYSTÈRE DOULOUREUX : LA FLAGELLATION

Fruit du mystère : la maîtrise des sens

Deuxième mystère douloureux : la flagellationAlors Pilate convoqua les grands prêtres, les chefs et le peuple. Il leur dit : « Vous m’avez amené cet homme en l’accusant d’introduire la subversion dans le peuple. Or, j’ai moi-même instruit l’affaire devant vous et, parmi les faits dont vous l’accusez, je n’ai trouvé chez cet homme aucun motif de condamnation. D'ailleurs, Hérode non plus, puisqu'il nous l’a renvoyé. En somme, cet homme n’a rien fait qui mérite la mort. Je vais donc le relâcher après lui avoir fait donner une correction. » Lc 23, 13-16

Toutes les références :

Un point de départ possible pour la méditation :

Marie était là, c'est certain. Jean avait dû venir la chercher après Gethsémani. Elle devait être dans la foule qui assistait au discours de Pilate.

Jésus est innocent, même Pilate le reconnait. Marie est là, elle souffre, le voici le glaive dont parlait Anne au moment de la présentation de Jésus au Temple.

Vous pouvez méditer sur la souffrance, la maladie, l'incompréhension de ces douleurs et le sentiment d'injustice. Vous pouvez demander la grâce pour vous ou pour d'autres de vivre la souffrance comme Marie la vivait, comme Jésus la vivait.

3e MYSTÈRE DOULOUREUX : LE COURONNEMENT D’ÉPINES

Troisième mystère douloureux : le couronnement d'épines

Fruit du mystère : la mortification de l'esprit et du cœur

Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais, c’est-à-dire dans le Prétoire. Alors ils rassemblent toute la garde, ils le revêtent de pourpre, et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.

Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant : « Salut, roi des Juifs ! » Ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui, et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.

Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau de pourpre, et lui remirent ses vêtements. Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier. Mc 15, 16-20

Toutes les références :

Un point de départ possible pour la méditation :

Quand nous voyons un enfant souffrir, un petit, que faisons-nous ?
Quand une personne est critiquée, bafouée, directement ou indirectement, que faisons-nous ?
Quand Jésus est moqué, tabassé, que faisons-nous ?

Ce traitement des soldats n'était même pas demandé par Pilate.

Méditez sur l'acceptation de Jésus et sur la souffrance qu'il a endurée pour vous.

4e MYSTÈRE DOULOUREUX : LE PORTEMENT DE LA CROIX

Quatrième mystère douloureux : le portement de croix

Fruit du mystère : la patience dans les épreuves

Comme ils l’emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu’il la porte derrière Jésus.

Le peuple, en grande foule, le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus.

Il se retourna et leur dit : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants ! Voici venir des jours où l’on dira : “Heureuses les femmes stériles, celles qui n’ont pas enfanté, celles qui n’ont pas allaité !” Alors on dira aux montagnes : “Tombez sur nous”, et aux collines : “Cachez-nous.” Car si l’on traite ainsi l’arbre vert, que deviendra l’arbre sec ? » Lc 23, 26-31

Toutes les références :

Un point de départ possible pour la méditation :

Le portement de croix devait être un moment d'une rare violence. Une grande partie de Jérusalem était là au bord du chemin. Ceux contre Jésus mais aussi une partie de ceux qui l'avaient suivi.

Qui étaient ces femmes ? Le connaissaient-elles bien ?

Quant à Jésus, mu par l'Esprit qui l'habite, il garde l'espérance au cœur de la souffrance. Il trouve la force par la grâce de réconforter ces femmes.

Peut-être que l'aide de Simon de Cyrène y est pour quelque chose. 

5e MYSTÈRE DOULOUREUX : LA CRUCIFIXION

5ème mystère douloureux : la crucifixion

Fruit du mystère : l'amour de Dieu et le salut des âmes

Ils emmenaient aussi avec Jésus deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter. Lorsqu'ils furent arrivés au lieu dit : Le Crâne (ou Calvaire), là ils crucifièrent Jésus, avec les deux malfaiteurs, l’un à droite et l’autre à gauche.

Jésus disait : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font. » Puis, ils partagèrent ses vêtements et les tirèrent au sort.

Le peuple restait là à observer.

Les chefs tournaient Jésus en dérision et disaient : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Élu ! »

Les soldats aussi se moquaient de lui ; s’approchant, ils lui présentaient de la boisson vinaigrée, en disant : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : « Celui-ci est le roi des Juifs. »

L’un des malfaiteurs suspendus en croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Christ ? Sauve-toi toi-même, et nous aussi ! »

Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. » Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. »

Jésus lui déclara : « Amen, je te le dis : aujourd'hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. » C’était déjà environ la sixième heure (c’est-à-dire : midi) ; l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu'à la neuvième heure, car le soleil s’était caché. Le rideau du Sanctuaire se déchira par le milieu.

Alors, Jésus poussa un grand cri : « Père, entre tes mains je remets mon esprit. » Et après avoir dit cela, il expira. À la vue de ce qui s’était passé, le centurion rendit gloire à Dieu : « Celui-ci était réellement un homme juste. » Lc 23, 32-47

Toutes les références :

Un point de départ possible pour la méditation :

Quelle belle histoire que celle du bon larron ! Quel saint homme au côté de Jésus.

Il y aurait beaucoup à dire sur cet épisode de la mort de Jésus. Concentrez-vous sur une partie. Par exemple, imaginez Marie et Jean au pied de la croix.

Ou bien imaginez un ami de Jésus comme Zachée : étaient-ils présents ? Si oui, qu'imaginaient-ils de la suite des événements ? Comme Jésus, avaient-ils foi en Dieu toujours dans la souffrance et l'épreuve ? Ou bien étaient-ils révoltés, fermés à la grâce ?

Comme lors de la tentation de Jésus au désert, rappelez-vous dans la souffrance que le "si" est satanique : "s’il était descendu de la croix...", "s’il ne s'était pas laissé arrêté...", "s’il n'était pas venu à Jérusalem...", "s’il n'avait pas choqué les pharisiens..."

C'est le "oui" à la volonté divine qui sauve.

Ce "oui" de Jésus est l'événement décisif de l'humanité.

Marie aussi a dû renouveler son "oui" à cet instant.


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